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La
sécurité de sa vie professionnelle
et familiale était menacée. Sil
gagne beaucoup dargent, cest surtout
pour acheter des toiles dImpressionnistes
comme Manet ou Renoir. Il devient peintre à
son tour et passe tous ses loisirs devant son chevalet.
En 1883, le peintre amateur est déjà
un artiste accompli. La passion de Gauguin pour
la peinture en bientôt à remplir toute
sa vie. A 35 ans, il abandonne sa situation pour
aller avec sa famille au Danemark où il vit
un an, chez les parents de sa femme. Puis il revient
seul à Paris pour essayer dy faire
carrière comme peintre. Il y connaît
la misère. Durant le dur hiver de 1885, il
doit se faire colleur daffiches pour survivre.
Mais ni le froid, ni la peine, ni le dénuement
nont raison de sa détermination.
Il
sera peintre ou rien !
Lété
suivant, Gauguin part pour la Bretagne et séjourne
à Pont-Aven, rendez-vous de nombreux peintres
comme Cézanne. Gauguin subit son influence
et les tableaux quil peint à cette
époque révèlent une conception
de lart très proche de celle de Cézanne.
Il peint les pittoresques paysages bretons et les
paysannes de Pont-Aven dans leurs traditionnelles
coiffes blanches. Chaque jour qui passe voit mûrir
son génie mais e, dehors dun petit
cercle damis et de peintres, il est encore
inconnu et ses tableaux ne se vendent pas. Un an
plus tard, en 1887, Gauguin, toujours sensible à
lattrait des terres lointaines, décide
de partir pour la Martinique en compagnie du peintre
Charles Laval. Le voyage est désastreux.
Les deux peintres se trouvent bientôt à
court dargent et doivent quitter le navire
à Panama. A lépoque, la construction
du canal bat son plein. Les deux artistes se font
engager comme terrassier. Ils passent de longues
journées courbés sur leurs pelles
sous le chaud soleil des Tropiques. Mais ce voyage
manqué aura une influence décisive
sur lévolution de la peinture de Gauguin.
Avec
largent gagné en travaillant au canal
de Panama, Paul Gauguin et son ami purent poursuivre
leur voyage jusquà lîle
de la Martinique. Émerveillé, Gauguin
découvrait le charme des Antilles : la luxuriante
végétation tropicale, la lumière
intense, le bleu de locéan. Il peignait
comme un possédé. Ce bonheur ne dura
pas longtemps : lhiver suivant, la maladie
lobligea à regagne

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