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Pays
de marins et de terriens, la Bretagne est peu connue
pour sa tradition urbaine originale et diversifiée,
puisqu'on pas moins de quatre générations
de villes :
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Les villes de l'époque gallo-romaine, dont
il ne reste que trois agglomérations d'importance
à avoir conservé en permanence le
statut de ville depuis leur origine, Nantes, Rennes
et Vannes ;
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Les villes religieuses, nées autour de monastères
fondés au Haut moyen-age par des emmigrants
bretons, et dont il ne subsiste, au Nord, que les
villes des Abbayes évêchés,
au sud, que les villes portuaires liées au
trafic du sel ou à un ermitage ;
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Les villes féodales, fondées près
d'un chateau après l'an mil et associant
seigneurs, moines, et artisans, ceux qui combattent,
ceux qui prient et ceux qui travaillent ;
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Les villes côtières, stations balnéaires
ou port de pêche du 19 ème siècle,
mais parfois plus anciennes, apparues avec les grandes
découvertes qui necessitaient des ports en
eaux plus profondes que les fonds d'estuaire, sites
traditionnels d'implantation de villes bretonnes.
Toute
ces cités renaissent sous l'ancien régime
avec l'essor de l'industrie de la Toile : fil, drap,
toile à voile.
Plus lieux de négoce que de production d'une
industrie surtout rurale, les villes se parent de
constructions en Pierre, matériau à
la mode, imposé par la sécurité,
et souvent extrait des châteaux-forts déchus
ou des enceintes de villes devenues inutiles.
Les
conflits avec l'angleterre, l'importation du coton
et la montée de l'industrie mécanique
au 19 ème siècle, associée
à la disparition de la marine à voile,
entraînent la chute irrémédiable
de nombreuses villes.
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