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Ce
trait ajouté à la présence
d'un relief plus accusé en
fait le lieu priviligié de
résidence des autorités
civiles, religieuse et militaire de
la ville. La "ville basse"
au Sud de la vilaine, moins aérée,recèle
entre des ensembles construits aux
XIXè et XXè siècles,
quelques rues anciennes, vivantes,
colorées,aux maisons à
pans de bois et quelques monuments
à l'aspect plus austère.
Au Nord-Nord-Ouest, à l'emplacement
des anciens faubourgs, les places
sont multiples, tantôt vastes
espaces ouverts, telles les Lices,
tantôt lieux plus intimistes,
relièes entre elles par des
ruelles pittoresques, ouvrant sur
des cours intérieures à
loggias et escaliers.
Les
anciennes demeures nobles ou bourgeoises
alternent avec les maisons à
pignon ou à lucarne, la pierre
avec le pisé ou le bois. Jusqu'à
la révolution la ville marqua
son indépendance face au pouvoir
royal, les épisodes les plus
connus étant, en 1675, la révolte
des bonnets rouges qui s'étendit
à toute la Bretagne et valut
l'éxile du parlement pendant
20 ans à Vannes, et l'affaire
qui opposa, à partir de 1765,
le procureur général
de la Chalotais à l'intendant
de Bretagne, le Duc d'Aiguillon. La
capitale bretonne, d'où partirent
les prémices de la révolution,
choisit le parti de la république.

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