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Dans
la cité paisible, tout converge vers
la cathédrale, qui fut jusqu'à
la Révolution le siège d'un
des plus illustres évêchés
de Bretagne.
Vaste monastère où nul
bruit du dehors ne pénétrait,
dit Ernest Renan en parlant de sa ville natale.
Le calme des ruelles aux vieilles maisons
de granite semble lui donner raison, et il
est difficile d'imaginer qu'au temps de la
Ligue et sous la Révolution, ses habitants
se livrèrent à de véritables
émeutes.
L'écrivain
habitait tout près de la cathédrale,
chef-d'uvre de légèreté,
fol essai pour réaliser en granite
un idéal impossible , disait-il.
Construite
du XI' au xv' siècle, elle est certainement
une des plus belles cathédrales bretonnes,
et le haut lieu des pèlerins. En effet,
Tréguier est aussi la patrie de saint
Yves, protecteur des pauvres gens et patron
des avocats, que l'iconographie populaire
a toujours placé entre le riche et
le pauvre.
Adossé
à l'évêché, le
cloître forme avec la cathédrale
un ensemble religieux complet. C'est un des
plus intacts de Bretagne avec ses 42 arcades
en ogive portées par d'élégantes
colonnettes. Sous les voûtes charpentées,
des gisants occupent le déambulatoire,
tandis qu'au centre du carré se dresse
une simple croix. L'hôtel de ville,
qui fait partie de l'ancien évêché,
renferme une salle où toute l'histoire
de la cité est racontée.
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